Peau morte.
Trésor insolite découvert dans l’écrin d’eau. L’océan est souvent un drôle de farceur. Peau pâle. Silhouette lugubre. Femme fauve, ton cadavre enfante l’épouvante du baraqué. Un cri d’effroi, venu du plus profond de ses entrailles, ameute l’assistance qui accourt vers l’insolite trouvaille. Toi, dans ta soutane, ceinture nouée à la naissance de la taille. Ta chevelure abondante te dissimule le visage. Quelqu’un dans la foule hésite à tendre sa main vers ta dé- pouille mais finit par le faire. Il te sort du sordide anonymat de la mort. Nom des choses sacrées de la mer! Une sirène morte dans le filet ! hééélou ! s’écrie-t-il.






