Assola est un jeune homme de trente-cinq ans qui a choisi de se raconter dans ce qu’il a de plus profond et de plus sombre. Il grandit à Pya dans une famille nombreuse où garçons et filles partagent la même chambre et souvent les mêmes couchettes. De là naissent alors des histoires assez cocasses. A un âge où les enfants se concentraient plus aux jeux et aux amusements, il découvre les plaisirs que procurent la vision et le contact de la chair du sexe opposé lorsqu’une de ses nombreuses cousines débarque au village. Bien que plus âgée que le jeune garçon, pour assouvir les désirs charnels qu’on lui interdisait, elle n’allait pas hésiter à le transformer en un camarade d’un jeu terrible qui marquera l’enfant à jamais.
Peu après son arrivée, Solim apprend tout ce qu’il faut savoir sur la sexualité à son cousin. C’est ainsi que ce dernier se transforme en bête de sexe en grandissant. L’impact se fera sentir quand débutera la période de puberté du garçon ; il connaît alors les enjeux de la sexualité un peu trop tôt et se transforme peu à peu en un pervers.
Toute sa vie est ponctuée depuis, de scènes où il se substitue à sa cousine pour abuser aussi de la naïveté de certaines filles, usant de toutes les stratégies possibles pour assouvir ses désirs. A l’âge adulte, il se rend bien compte de sa déviance et se questionne sur les différents aspects de sa perversité et le degré d’implication de sa cousine et donc de son enfance sur sa vie d’adulte.
Il se rend compte que l’enfance joue un grand rôle dans la construction physique et surtout morale d’un individu. La société en grande moralisatrice qu’elle est, devrait, avant de juger et condamner, louer son rôle de formatrice et de protectrice de ses enfants. Si la société échoue à faire grandir correctement ses enfants, elle n’a pas le droit de les sanctionner pour son échec.





