La cérémonie n’avait lieu que dans une dizaine de jours, quelque chose de discret et sans chichi, selon Ayikwé, ce qui voulait dire ce que ça voulait dire. Koko avait donc un peu de temps. Il passa deux jours en famille à Elom la (pou) belle, liquidant la cérémonie parfois pénible des cadeaux, en tant que yovodéto.
Koko se dit avec malice que si Ayikwé tenait à se marier discretos, c’était pour ne pas alerter ses nombreuses conquêtes, passées, présentes comme futures, pour garder tous ses « dossiers » intacts. Après tout, mariage ou pas, ce qui est blanc est blanc, de même ce qui est Ayikwé demeure Ayikwé. Une bague au doigt ne pèse pas aussi lourd qu’on se l’imagine






