Dans son travail, le mur occupe une place essentielle : il joue le rôle de fond, d’élément du décorum qui décontextualise, mais aussi celui de support d’apparitions, d’écran d’images plus ou moins fantomatiques de ce symbole de la capitale française. Par un effet de surimpression réalisé en post production, il intègre une vue de Paris aux portraits réels afin de n’obtenir qu’une seule image réunissant les deux éléments. Ce Paris à la tour Eiffel, vécu ou fantasmé, destination rêvée par beaucoup car archétype du luxe et de la réussite sociale mais aussi symbole de l’exposition universelle de 1889 et de ces insoutenables villages indigènes érigés à la gloire de l’empire colonial, nourrit l’image telle une mise en abyme aux multiples degrés de lecture. Ici, le paradigme est inversé : l’humain, l’Africain, s’affirme en sujet principal alors que la tour Eiffel investit le décor se muant, à son tour, en une image dérisoirement exotique.






