Ce dicton du droit canonique du XVe Siècle est tout à la fois symbolique, emblématique et révélateur du statut séculaire de la femme assujettie et auxiliaire; du déni d’humanité à la femme. Il est également représentatif d’une opinion majoritaire sur la féminité perçue comme une incapacité prédestinée. Le foyer conjugal est dans ce contexte un lieu de violences souvent ignorées ou banalisées mais désormais condamnées et combattues. Le droit, s’inscrivant dans cette nouvelle dynamique, s’est donc emparé d’un sujet autrefois esquivé, celui de la protection de la femme contre les violences conjugales. Il va sans dire, les corpus normatifs international et national contiennent des éléments d’une prise en charge optimale de ces violences.
Cet ouvrage se veut une analyse de l’état du droit positif togolais sous l’éclairage du droit international des droits de l’homme. Il aborde également sous l’angle d’une problématique plus extra-légale les goulots d’étranglement, mais aussi leurs antidotes, à l’éclosion d’une société égalitaire en Afrique en général et au Togo en particulier.






